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Emergency Trust Fund for Africa
Notícia13 de fevereiro de 2018

Mahamat Saleh Hissein, animateur du PRCPT au Tchad dans le canton de Koloye

Mahamat Saleh Hissein, animateur du PRCPT
GIZ

"Être animateur, c'est avant tout avoir le soucis de la communauté"

Arrivé à Adé en mars pour le projet, sa femme et ses deux enfants viennent de rejoindre Mahamat Saleh sur place, de quoi profiter un peu plus de la vie dans le chef-lieu du canton Koloye. Mahamat Saleh se sent bien dans ce canton, d’ailleurs pour quelqu’un comme lui, qui a beaucoup voyagé, au Tchad et en dehors, l’intégration dans une communauté nouvelle n’a jamais posé problème.

Mahamat Saleh est un Dadjo de Mongo, il a grandi à Koumra puis a fait ses études secondaires à Moundou.

Il décide de poursuivre ses études en droit et sciences économiques à Bangui, en Centrafrique, malheureusement les évènements sociaux sur place débouchent sur une année universitaire blanche 2004-2005. Il est contraint de rentrer à N’Djamena et entame une licence de gestion comptabilité à l’institut supérieur Professionnel. Désireux de transmettre ses connaissances et de développer les communautés rurales tchadiennes, Mahamat Saleh rêve d’être professeur en économie. Qu’à cela ne tienne, en 2011, il obtient son diplôme d’enseignant pour le primaire mais les affectations sont longues à venir. En parallèle, il développe ses compétences professionnelles dans le domaine du développement, en travaillant avec diverses ONGs telles que Concern Wolrdwide ou Intersos.

Mais ce qui l’anime tout au long de son parcours, c’est le souci de la communauté.

« Ce qui me motive dans mon travail, ce sont ces gens, les communautés. Même ceux pour lesquels j’étais animateur il y a longtemps, ils m’appellent parfois pour me dire à quel point leur vie a changé. A Adé par exemple, beaucoup de petits producteurs agricoles n’ont pas le courage de se lancer dans les grandes cultures. Notre travail c’est de provoquer ce genre de changements au niveau des communautés, de les encourager à développer leur potentiel ».

PRCPT - Barque sur le Lac
GIZ

« La sécurité alimentaire c’est essentiel au Tchad et dans ma zone, mais il y a aussi l’éducation. Les infrastructures éducatives sont insuffisantes, le projet a commencé avec la réhabilitation de 2 écoles dans le canton de Koloye, il faudra que ça continue. Par exemple, dans toute la zone que je couvre, il n’y a actuellement qu’un seul collège à Adé, qui ne peut pas satisfaire la demande. Le système éducatif doit aussi être amélioré. Mes enfants m’ont rejoint ici à Adé, mais je suis obligé de les envoyer dans une école privée pour assurer la qualité de leur éducation. »

Le Projet de Renforcement de la Cohabitation Pacifique et de la Résilience au Tchad PRCPT vise à améliorer les conditions de vie des populations locales, des réfugiés et des retournés par la création d‘opportunités d’emploi à travers la mise en œuvre des Plans de Développement Locaux et Communaux. Il vise également à consolider la paix et prévenir les conflits.

Dans ce cadre, des activités de rénovation et de construction de bâtiments scolaires sont menées.

C'est par exemple le cas à Djabalene, un village de retourné à l'Est du Tchad. Après avoir été délaissé pendant 10 ans en raison d'incursions des milices janjawids originaires du Darfour, ce village fait preuve d’un dynamisme certain et se développe, notamment grâce à l’appui du Projet de Renforcement de la Cohabitation Pacifique et de la Résilience au Tchad (PRCPT), qui soutient 35 producteurs et productrices à travers des formations, des distributions de semences améliorées et d’outillages agricoles. Par ailleurs, un bâtiment de deux salles de classe est en cours de finalisation à Djabalène, pour le plus grand bonheur des élèves et des enseignants.

Mahamat Nour FADDOUR, Chef du village de Djabalène témoigne : « Cette année nous aurons 343 élèves au primaire. Les filles aussi vont à l’école. Les enseignants sont deux, un maître et une maîtresse, pris en charge directement par notre village. C’est en décembre que les enfants commencent l’école. Dans le passé, les cours se tenaient dans des hangars, dans des conditions difficiles pour les élèves et pour les maîtres. Mais cette année, nos enfants seront scolarisés dans de véritables salles de classe ! La construction est une très bonne initiative. Depuis des années, c’est notre communauté qui prend en charge les maîtres-communautaires qui viennent ici au village pour enseigner à nos enfants. Nous savons combien c’est important l’éducation et nous remercions le projet pour nous avoir dotés de deux salles de classe. »

En apprendre plus dans le Bulletin N°3 du projet.

Informação detalhada

Data de publicação
13 de fevereiro de 2018
Region and Country
Tchad
Thematic
Strengthening resilience of communities
Partner
GIZ

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